Développement durable : l’humanité vit à crédit

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2 Août

Depuis le 2 août, l’humanité a consommé la totalité des ressources naturelles que la planète est en mesure de fournir en un an sans nuire à leur capacité de régénération. Selon l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network, à l’origine de ce calcul,  l’humanité va donc vivre le reste de l’année “à crédit”.

Un épuisement des stocks qui intervient chaque année de plus en plus tôt. Ainsi, en 1987, année de la création de l’indicateur, le jour de dépassement a été calculé au 19 décembre. La surpêche, la déforestation et l’émission de gaz à effet de serre sont les principales causes de l’accroissement permanant de notre impact écologique.

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Et tous les pays ne sont pas égaux en termes de surconsommation. Dans le palmarès des pays à la plus forte empreinte écologique, l’Australie figure ainsi en première position. 5,2 planètes seraient ainsi nécessaires si l’ensemble de la population mondiale vivait comme les australiens. La France se place en 7e position, avec une empreinte écologique équivalente à 3 planètes, derrière les Etats-Unis (2e), la Corée-du-Sud (3e), la Russie (4e), l’Allemagne (5e) et la Suisse (6e). Globalement, les besoins au niveau mondial requièrent l’équivalent de 1.7 planètes.

« Notre planète est limitée mais les possibilités humaines ne le sont pas.

Vivre avec les possibilités accordées par une planète est technologiquement possible, financièrement bénéfique, et c’est notre seule chance pour un futur prospère. » souligne Mathis Wackernagel, PDG du Global Footprint Network et co-créateur de l’indicateur.

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Auteur :

Maxime Grudenik, animateur développement durable qualité à la Fondation Edith Seltzer

2018-02-06T22:43:31+01:00 10 août 2017|Développement durable|0 commentaire

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