Vieillissement naturel : la vie sociale

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Le départ à la retraite

Avec le vieillissement se pose la question du départ à la retraite. Cet arrêt total de toute activité rémunérée peut brutalement priver la personne de son statut social. Dans notre société, de nombreux stéréotypes négatifs y sont souvent associés rendant ce changement de rôle particulièrement délicat. Le départ à la retraite peut ainsi être vécu comme une crise impliquant de nombreuses pertes (perte de statut de travailleur «rentable», perte du groupe de collègues, perte d’activité, perte de revenus et perte de repères temporels comme les horaires).

Mais pour d’autres, cela peut être très positif et valorisant, comme un rituel de passage (fête de départ par exemple).

Le sentiment d’inutilité

Ne plus être occupé par son travail ne signifie pas qu’on est inutile. Cet arrêt de l’activité professionnelle peut induire un sentiment d’inutilité et une baisse de l’estime de soi. On peut se sentir comme exclu du groupe des « actifs » et voir ses relations sociales diminuer. Il semble donc important de s’adapter à ce nouveau mode de vie en maintenant des relations sociales et des activités qui nous plaisent : collections, sport, jeu, jardinage… On peut aussi s’investir dans d’autres activités : association, bénévolat, vie politique…

Vous avez dit « âgisme » ?

On entend par «âgisme» la discrimination envers un groupe d’âge. Les personnes âgées sont ainsi souvent contraintes au départ à la retraite ou à la pré-retraite, vécu comme un abandon social. Pour celles voulant rester actives, elles sont souvent dévalorisées lors de recherche d’emploi malgré leur expertise. Il est important de travailler la transition entre la vie professionnelle et la retraite en existant dans une dynamique constructive : poursuivre les activités que l’on aime et même en pratiquer de nouvelles.

Les auteurs

  • Laetitia BUCCI, conseillère en Economie Sociale et Familiale, Plateforme d’accompagnement et de répit des aidants-
  • Hélène TEYSSEDRE, psychologue, Plateforme d’accompagnement et de répit des aidants
  • Corine GROS, neuropsychologue, Centre mémoire Alpes nord
  • Martine DUVAL, coordinatrice en gérontologie, Département Hautes Alpes
  • Françoise MOREL, médecin territorial personnes âgées, Département
  • Cécile MENGOTTI, médecin coordinateur, CLIC
  • Annie GUILLAUME, bénévole, France Alzheimer 05

Cet article est extrait du Guide de l’aidant, téléchargeable gratuitement

2017-06-18T16:57:31+00:00 8 juin 2017|Santé|0 commentaire

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